La fraude à l’assurance s’insère aujourd’hui dans des dossiers en apparence cohérents, rendant sa détection plus complexe. Si les outils permettent d’identifier des anomalies, seule la confrontation des déclarations à la réalité des faits permet d’établir une preuve exploitable. L’exemple d’un vol de véhicule montre que c’est l’analyse terrain et le recoupement d’éléments concrets qui révèlent les incohérences. La jurisprudence récente rappelle que seule la démonstration de la mauvaise foi permet de sécuriser une décision. La lutte antifraude repose ainsi sur la capacité à transformer un doute en preuve.
La Directive (UE) 2026/470 recentre les obligations de vigilance sur les très grandes entreprises, mais ne réduit en rien la réalité des risques économiques. Dépendances critiques, fragilités partenaires, exposition réputationnelle ou géopolitique demeurent des enjeux majeurs.
Dans ce nouveau contexte, la due diligence dépasse la simple conformité : elle devient un outil stratégique d'anticipation et de pilotage.
Moins de contrainte normative, plus d'exigence décisionnelle.